Rémunération au succès, dossiers montés pour plusieurs banques et délais d'offre réglementés.
Dans une entreprise de courtage en crédit, ce poste s'appelle « Assistant de direction » (direction).
Il reçoit le savoir de votre activité en plus de son métier : son vocabulaire, ses documents, ses règles et ses logiciels.
Ce qu'il fait chaque jour
- Trier ce qui monte et ce qui redescendLire chaque élément arrivé sur les canaux du dirigeant, ne faire monter que ce qui exige son arbitrage avec contexte, enjeu et décision attendue, et préparer la redirection du reste vers la bonne personne.
- Préparer le dossier de chaque rendez-vousMonter la veille au soir, pour chaque rendez-vous du lendemain, une page donnant l'interlocuteur et sa qualité, le dernier échange, les points restés ouverts et l'objectif de la rencontre.
- Extraire les décisions et les actionsTirer des notes ou de l'enregistrement d'une réunion deux listes séparées, les décisions telles qu'elles ont été formulées et les actions avec leur responsable et leur date, en signalant celles qui restent à préciser.
- Relancer les actions en retardComparer les actions ouvertes à leur date annoncée, préparer en brouillon la relance de chaque responsable en retard et présenter au dirigeant celles qui glissent une seconde fois.
- Rendre le point du soirÉcrire chaque fin de journée ce qui monte le lendemain, ce qui a été redirigé et repris, les actions closes et les actions en retard avec le nom de leur responsable, en une page.
Le savoir de votre activité qu'il reçoit
Ce que connaît, en plus de son métier, un collaborateur réglé sur courtage en crédit.
Vocabulaire
- Mandat de recherche de capitaux
- L'écrit du client qui autorise le courtier à démarcher les banques en son nom.
- Rémunération au succès
- Le principe du métier : aucune somme ne peut être perçue avant le versement effectif des fonds prêtés.
- Taux annuel effectif global
- Le coût total du crédit, seul chiffre qui permet de comparer deux offres honnêtement.
- Capacité d'emprunt
- Le montant finançable compte tenu des revenus et des charges, calculé avant de chercher un bien.
- Taux d'endettement
- Le rapport des charges de crédit aux revenus, critère central des banques dans leur décision.
- Offre de prêt
- Le document de la banque, assorti d'un délai de réflexion légal que rien ne permet de raccourcir.
- Assurance emprunteur
- La couverture exigée par la banque, que l'emprunteur peut choisir ailleurs et changer ensuite.
- Accord de principe
- Un avis favorable provisoire, souvent confondu par le client avec un accord définitif : ce n'en est pas un.
Documents
- Mandat signé du client
- Il autorise la démarche et fixe la rémunération ; sans lui, aucune banque ne traite le dossier.
- Dossier de financement complet
- Revenus, charges, apport et projet réunis ; sa qualité décide de la réponse autant que le profil.
- Comparatif d'offres chiffré
- Il rapproche les propositions sur le coût total et pas seulement sur le taux affiché.
- Offre de prêt de la banque
- Elle porte le délai de réflexion légal et ne peut être acceptée avant son terme.
Règles
- Aucune somme n'est perçue du client avant le versement effectif des fonds prêtés : le succès seul ouvre la rémunération.
- Aucun accord de financement n'est annoncé comme acquis avant l'offre de prêt éditée : un accord de principe n'engage pas la banque.
- Le délai de réflexion légal sur l'offre de prêt se respecte intégralement, quelle que soit la pression du calendrier de vente.
- Le coût total du crédit et le mode de rémunération du courtier se communiquent au client avant qu'il s'engage.
Spécificités
- Dossiers déposés
- Le volume d'activité, dont seule une partie aboutit à un déblocage de fonds et donc à une rémunération.
- Taux de transformation
- La part de dossiers aboutissant réellement, indicateur central d'un modèle payé au succès.
- Semaines jusqu'au déblocage
- Le délai réel entre le mandat et les fonds, que le client sous-estime systématiquement.
- L'emprunteur
- Il veut savoir s'il peut acheter et confond accord de principe et accord définitif tant qu'on ne le lui explique pas.
- La banque prêteuse
- Elle décide seule et applique ses critères internes ; le courtier présente mais ne garantit rien.
- Le notaire
- Il attend le déblocage pour signer, et c'est lui qui alerte quand la date de l'acte est menacée.
- L'agent immobilier
- Il presse pour sécuriser la vente et demande des attestations que le courtier ne peut pas toujours donner.
- Le dossier suit le compromis de vente : la date butoir de la promesse commande tout le calendrier du financement.
- Les banques ont leurs périodes d'appétit et leurs enveloppes ; un même dossier ne reçoit pas la même réponse selon le mois.
- Le délai de réflexion légal sur l'offre de prêt est incompressible et s'ajoute au temps d'instruction bancaire.
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